psychologie.jpg

Qu'est-ce que la psychologie japonaise ?

Dans une société centrée sur l'émotion, il n'est pas surprenant de voir autant de personnes malheureuses tourner en rond au fil de leurs émotions. Tout en tenant compte de l'émotion, les approches de psychologie japonaise aident à rediriger l'attention vers ce qui a besoin d'être fait quelles que soient les émotions qui nous habitent.

La psychologie japonaise est une discipline de vie et de santé mentale inspirée de deux écoles de psychothérapies pratiquées au Japon : Morita (action) et Naïkan (réflexion).

Les deux dimensions visent l'action et servent à rediriger l'attention vers un but constructif. La combinaison des deux offre une base solide de maîtrise de vie. Les approches de psychologie japonaise permettent de développer les « attitudes » de responsabilité, d'authenticité, d'honnêteté, de gratitude et une capacité d'agir à partir de l'intention et du but visé, et non de l'émotion. D'influence bouddhiste à l'origine, il n'est pas nécessaire de s'intéresser au Zen ou aux choses japonaises pour pratiquer les méthodes de psychologie japonaise.

L'approche Naïkan

L'approche Naïkan en tant que thérapie a commencé au Japon dans les années 50. On a commencé à la pratiquer en Occident à la fin des années 70. Cette méthode développe la gratitude et le désir de servir la vie en retour pour tous les bienfaits et l'amour reçu dans le courant de sa vie.

Dans l'approche Naikan la réflexion se fait à partir de trois questions :

  • Qu'ai-je reçu de …?
  • Qu'ai-je donné à …? et
  • Quels problèmes et difficultés ai-je causé à …?

C'est un exercice réflexif profond d'observation de la réalité qui nous amène à développer un plus grand sens de responsabilité et de gratitude envers toute vie et qui fait prendre conscience jusqu'à quel point la Réalité nous soutient à chaque instant, que l'on fasse bien ou mal.

« À moins de faire un réel effort pour transférer notre attention depuis les problèmes et les obstacles de notre vie, vers les mille et une manières que le monde a de nous aider, nous ne pouvons pas vraiment apprécier la vie. Nous risquons de nous embourber dans l'aigreur et la pitié de soi. » Takao Murase (1996, p. 23)

L'approche Morita

La thérapie Morita a débuté au Japon en 1917. Elle fut introduite en Occident après la deuxième guerre mondiale. Elle développe la capacité d'agir en fonction du but malgré les peurs et le doute.

« Une personne mature fait ce qui a besoin d'être fait, qu'elle se sente merveilleusement bien ou terriblement mal… Même les jours où la confiance et la satisfaction ne sont pas au rendez-vous, vous pouvez quand même accomplir le travail ». (traduction libre) David Reynolds (1984, p. 5)

L'approche Morita est un complément à la dimension réflexive du Naïkan et est orientée vers l'action. Elle se fait à partir de trois postulats qui s'énoncent ainsi :

  • Accepte ton émotion
  • Connais ton but
  • Fais ce que dois

Dans cette approche l'élan d'agir vient de l'intention et non de l'émotion. Par exemple, même si nous sommes gênés ou nerveux à l'idée de parler en public nous pouvons nous rendre au micro et commencer notre allocution tout en acceptant notre émotion. Il y a de fortes chances qu'après quelques minutes, la gêne se dissipe et nous nous surprenons à ne plus vouloir arrêter de parler.

Très peu de formations permettent de développer des niveaux de maîtrise et d'attitudes supérieures. Une raison de plus de s'intéresser à ce que les autres cultures peuvent nous apprendre sur l'art de maîtriser notre vie et de développer des attitudes supérieures.

Jocelyne Durand

Consultante certifiée et spécialisée en
Psychologie japonaise

Références :
Reynolds, D.K. (1984). Constructive Living. Honolulu : University of Hawaii Press.
Murase, T. (1996). La pratique du Naïkan. Le Kremlin-Bicêtre : Éditions La Pierre d'Angle

retour en haut

liberte.jpg

De la peur à la liberté
Risquer l'aventure du Grand Canyon grâce à la technique Morita

Je pratique et étudie les applications des approches de psychologie japonaise Morita et Naikan avec le Todo Institute au Vermont depuis près de 20 ans maintenant. Ces principes et techniques forment la base de mon accompagnement et de mon enseignement comme professionnelle, un enseignement qui permet de développer des attitudes supérieures qui mènent à de grandes réalisations sur le plan personnel et professionnel.

La psychologie japonaise est une discipline de vie et de santé mentale inspirée de deux écoles de psychothérapies pratiquées au Japon : Morita (action) et Naikan (réflexion). L'approche Morita est centrée sur l'action alors que l'approche Naikan est basée sur la réflexion. La complémentarité des deux approches permet d'acquérir une discipline pour maîtriser sa vie. Les deux visent l'action et servent à rediriger l'attention en engageant la personne dans un but constructif.

Pour les besoins de cet article, je me consacrerai à la dimension Morita. Dans l'approche Morita l'action est motivée par le but et non l'émotion. Contrairement à la pensée nord-américaine qui privilégie que l'on comprenne d'abord et « règle » nos émotions avant de passer à l'action, l'approche Morita suggère que c'est en passant à l'action et en dirigeant son attention vers une action constructive que l'on peut ultimement réaliser quelque chose de significatif tout en faisant avec les émotions de peur, de doute, la dépression et la procrastination qui cherchent à nous restreindre.

C'est cette technique qui m'a permis de marcher à flanc du Grand Canyon et de prendre l'hélicoptère en 2010 malgré ma peur panique des hauteurs, alors qu'une peur, cachée profondément dans mon inconscient, allait ressurgir durant mon périple dans le Grand Canyon, et influencer ma préparation du voyage.

Question de me rassurer, j'avais d'abord choisi de faire l'expédition en train à travers la vallée, puis en radeau sur le Colorado. J'ai entrepris ensuite d'escalader les rochers rouges à Sedona, pour ensuite marcher jusqu'au Pont du Diable, un rocher escarpé suspendu dans le vide, pour enfin me retrouver à flanc de montage dans le Grand Canyon et faire l'envolée en hélicoptère.

C'est durant cette dernière étape que la discipline Morita est entrée en jeu. L'apprentissage proposé dans l'approche Morita se fait à partir de trois postulats qui s'énoncent ainsi : 1) accepte ton émotion 2) connais ton but et 3) fais ce que dois. Alors j'ai entrepris la marche en me disant : « J'ai très peur, je veux faire de ce voyage quelque chose de mémorable, tout ce que j'ai à faire c'est de mettre un pied devant l'autre (laisser le corps mener) une marche à la fois. Et me voilà en train de marcher à flanc de montage avec 4 860 pi. (1 481 m.) de profondeur à côté de moi (sans rampe merci!) mon attention dirigée sur mes pieds et la prochaine marche à prendre et j'ai continué la descente ainsi pendant 1h30. Au retour de la remontée, forte de cette réussite, je me sentais prête pour l'hélicoptère, mais deux jours plus tard la peur panique a ressurgi et je pleurais encore peu de temps avant de monter dans l'hélicoptère. Une peur panique des hauteurs, qui s'était installée dans ma tendre enfance suite à un événement traumatisant vécu dans un manège du parc Belmont, allait faire surface juste au moment où la vie m'offrait l'opportunité de parcourir une des merveilles du monde à flanc de montagne et de l'observer à vol d'aigle. Je savais que je pouvais encore refuser de monter, mais le support et l'opportunité étaient là et cette fois j'ai décidé de saisir l'opportunité avec la peur, sans essayer de la contrôler, de la raisonner, de la justifier. Simplement l'accepter et faire un pas avec.

Et quelle réalisation, quelle satisfaction j'ai vécues! Je suis passée à un cheveu de manquer l'opportunité à cause d'une peur inconsciente de l'enfance. Une aventure qui est devenue un des moments les plus inoubliables de ma vie de couple, qui a mené à la création de mon entreprise et qui est maintenant une source d'inspiration importante de mon enseignement.

La seule façon d'y arriver, un pas à la fois! Au plus fort de l'effort au moment où j'étais prête à tout saboter j'ai réalisé toute l'énergie que j'avais mise pour contrôler les événements et me garder dans une zone de confort rassurante au lieu de me laisser guider et d'accepter les circonstances. Cet effort avait généré beaucoup de douleurs que j'avais souvent essayé de justifier en blâmant les autres. La capacité d'agir à partir du but et non de la peur est une profonde discipline de vie qui peut mener à de grandes réalisations autant personnelles que professionnelles.

J'ai bien dû admettre à mon retour que ce qui m'avait apporté le plus de satisfaction durant le voyage c'était ce dont j'avais eu le plus peur. Le reste me paraissait maintenant ennuyant. La réussite qui mène à la satisfaction profonde est faite d'une suite de petits pas. Le cerveau résiste aux grands défis, mais si vous séparez l'objectif en petites étapes, le cerveau présentera moins de résistance et éventuellement vous mènera au but. En vous maintenant dans l'effort en gardant le but en tête, la peur, la colère, le doute et l'incertitude risquent de s'évanouir d'eux-mêmes. L'effort en lui-même vaut la chandelle. Peut-être vous sentirez vous encore déprimé après avoir terminé la tâche, mais au moins vous aurez la satisfaction d'avoir accompli quelque chose de constructif dans votre journée.

Je ne connais rien d'aussi efficace que les méthodes de psychologie japonaise pour vous maintenir dans l'action par rapport à un but désiré malgré la peur, le doute, l'incertitude, les malaises, l'attachement et pour vous aider à trancher dans l'illusion des plaisirs des mondes virtuels qui nous occupent, mais nous éloignent des réalisations qui pourraient donner un vrai sens à notre vie. Qui sait où le prochain pas pourrait vous mener? Êtes-vous prêt à prendre le risque de la liberté?

Jocelyne Durand

Consultante certifiée et spécialisée en
Psychologie japonaise

retour en haut

eau.jpg

Êtes-vous en manque d'eau?

Vous vous croyez malade et vous êtes impuissant à trouver dans l'arsenal médical, la « pilule miracle » qui saura vous soulager ? Il y a peut-être un moyen simple, peu coûteux et accessible d'y arriver : boire de l'eau. Purement et simplement ! Un médecin américain s'est penché sur les prodigieux bienfaits de l'eau, pour arriver à la conclusion que plusieurs d'entre nous sommes déshydratés. Qui plus est, un corps en manque d'eau serait à l'origine de nombreux problèmes de santé.

Depuis des années, vous buvez du thé, des jus, du café, des boissons gazeuses et de la bière, avec l'idée que vous buvez de l'eau. Cette croyance erronée, selon le Dr. Batmanghelidj (1994), est malheureusement à la source de nombreux problèmes de santé. En effet, tous ces breuvages contiennent de l'eau, mais également des substances asséchantes qui auront vite fait d'éliminer du corps l'eau de leur contenu, en plus de puiser dans vos réserves (p. 18). Ce qui revient à dire qu'après avoir bu votre café ou votre boisson gazeuse, vous vous retrouvez avec moins d'eau dans le corps qu'avant.

Composé à 75% d'eau, le corps a besoin tous les jours d'une quantité minimale d'eau pure pour fonctionner. L'eau agit non seulement comme solvant et transporteur, mais facilite également les échanges chimiques dans l'organisme. Un manque d'eau donnera des signes de carence, tout comme le ferait une insuffisance de vitamine C. Lorsque les réserves en eau ne rencontrent plus les besoins, le maître régulateur et répartiteur d'eau de votre corps enverra des signaux en provenance des régions carencées. Le signal pourra être un élancement soudain à la hanche, des dérangements d'estomac, un début d'allergie. Tous des signes potentiels de déshydratation à des degrés divers.

Dans le contexte social et médical actuel, ces signaux sont interprétés comme étant des maladies et traités avec des médications qui étouffent le cri d'alarme pour un temps, sans toutefois régler le problème. Aussi longtemps que la partie du corps en souffrance ne recevra pas l'eau dont elle a besoin pour s'hydrater et favoriser les échanges chimiques, vous aurez beau prendre toute la médication du monde, le corps continuera à crier avec de plus en plus d'insistance.

Pour illustrer ce fait, j'aimerais vous relater un épisode de l'histoire de santé de ma mère. Vers l'âge de 40 ans, elle commence à souffrir de troubles gastriques. On diagnostique des problèmes de dyspepsie et d'hernie hiatale (premiers symptômes de déshydratation). Elle aura à subir trois opérations majeures en l'espace de dix ans. Lors de la première intervention, les chirurgiens remarquent que le tissu œsophagien est tellement mince et fragile – sec comme une feuille de papier – qu'il se déchire au fur et à mesure qu'ils tentent de le suturer. Puis, vers l'âge de 50 ans, une dégénérescence osseuse apparaît, impitoyable malgré tous les traitements de physiothérapie et d'acupuncture en dépit des suppléments hormonaux et de calcium qu'on lui prescrit. Maintenant âgée de 73 ans, elle est au prises avec des pertes de mémoire, des migraines à rendre folle et des étourdissements. Deux semaines intensives d'examen confirment que les neurones du cerveau sont à sec! On détecte une tache grise au cerveau, qui permet de soupçonner un début d'épilepsie. Quel soulagement, on pense avoir enfin une explication à ces symptômes et on lui prescrit la médication « supposément » parfaite! Seul problème : ce médicament a des effets secondaires très désagréables, qui ne règlent en rien ses problèmes de migraines, de digestion et d'os. De plus, elle est sur le point d'y laisser son autonomie. Obnubilée par des années de souffrance et abrutie par des médications de plus en plus fortes, ma mère ne sait plus à quel saint se vouer.

Par bonheur, je viens de terminer la lecture du livre du Dr. Batmanghelidj intitulé Votre corps réclame de l'eau (1994). Ce dernier explique l'origine d'une bonne partie des problèmes de santé que ma mère vit depuis trente ans. Selon lui, elle souffre de déshydratation ou, autrement dit, d'un manque « chronique » d'eau. Toutes ces années de souffrance à cause d'un manque d'eau! De fait, ma mère me confirme qu'elle n'a jamais vraiment bu d'eau, breuvage qu'elle considérait trop fade. Son corps s'est donc graduellement asséché et tous les efforts fournis pour faire taire ses cris de détresse n'ont servi qu'à provoquer une lente et douloureuse dégénérescence. Le cerveau aura été le dernier à en être affecté, à cause du fort approvisionnement en sang qu'il reçoit en priorité.

Le Dr. Batmanghelidj apporte quelques autres faits intéressants concernant les conséquences d'un manque d'eau. Selon lui, la maladie d'Alzheimer serait causée par une déshydratation du cerveau. L'asthme serait également provoqué par une déshydratation chronique. En effet, le corps, réagissant au manque d'eau, produit de l'histamine, substance qui entraîne une contraction des alvéoles pulmonaires, afin d'empêcher une perte supplémentaire d'eau lors de l'expiration. Logique, non ?

Et que dire des maux de dos, qui ont atteint des proportions endémiques! N'oublions pas que les disques intervertébraux sont composés à 80% d'eau. Lorsque ces derniers s'atrophient par suite d'une déshydratation, les vertèbres se déplacent et la colonne, qui supporte 75% du poids de la partie supérieure du corps, ne peut plus effectuer son travail de façon appropriée. C'est le début des maux de dos, avec toute la panoplie des traitements médicaux qui s'ensuivent.

Le manque d'eau est l'un des principaux facteurs de stress du corps. Une fois rassuré qu'il recevra la ration d'eau dont il a quotidiennement besoin pour fonctionner, votre organisme se détendra et votre niveau de stress diminuera. Votre humeur s'en ressentira de façon positive, vous deviendrez plus calme.

Que leur est-il arrivé depuis qu'ils boivent de l'eau?

Un regain d'énergie

En l'espace de quelques semaines seulement, et ce en buvant de six à huit verres d'eau par jour, ma mère a vu ses migraines cesser complètement, ainsi que les douleurs angineuses qui la réveillaient en sueur la nuit. Elle a plus d'énergie pour faire ses travaux ménagers et s'est même surprise à danser le fox-trot comme dans les « belles années ». Finies les déprimes et l'anxiété. L'eau et les activités plaisantes : voilà sa nouvelle « pilule », dit-elle.

Plus de douleurs arthritiques

Voilà plusieurs mois, j'observais ma collègue de travail se frotter les mains nerveusement en me parlant. Elle m'avoua alors qu'elle souffrait d'arthrite avancée. Elle disait, en blaguant, que les médecins n'auraient bientôt plus le choix que de lui procurer un fauteuil roulant…Or, cette femme a tout juste 40 ans. Tout comme ma mère, il s'agit d'une personne très active, mais elle ne boit pas d'eau, consommant plutôt du café et des boissons gazeuses, de parfaits stimulants! À la suite de mes recommandations, elle parcourt le livre du Dr. Batmanghelidj. Quelques semaines plus tard, elle me confie qu'avant de commencer à boire de l'eau, elle se demandait chaque matin comment elle réussirait à se tenir debout, tellement ses pieds la faisaient souffrir. Ces fâcheux ennuis sont terminés! Elle ne ressent plus aucune douleur, et a même recommencé à faire du ski. La hantise du fauteuil roulant est maintenant chose du passé.

Finis les troubles d'estomac

Loren est un sans-abri que je croise tous les matins. Avec le temps, nous sommes devenus des amis. Ainsi, un matin, il m'avoue qu'il souffre de dérangements à l'estomac et qu'il n'a rien mangé depuis quarante-huit heures. Je lui conseille alors de boire de l'eau. C'est gratuit et cela se trouve partout. Le lendemain matin, je le trouve resplendissant. Il a suivi mon conseil en buvant beaucoup d'eau. Il est heureux de pouvoir me dire que ses douleurs à l'estomac ont disparu et qu'il a finalement réussi à manger un bon repas…

Ces quelques témoignages tendent à confirmer le fait qu'en consommant davantage d'eau, il y aura moins de problèmes de santé, moins de visites chez le médecin, moins de médicaments à acheter, moins d'impôts à payer, des frais d'assurances moins élevés et surtout moins de souffrance. Une perspective intéressante en ce début de millénaire ?

Quelques recommandations d'usage avant de plonger!

  • Prenez six à huit verres d'eau de huit onces par jour comme entretien quotidien et ce, même si vous ne ressentez pas la soif. Saviez-vous que la soif n'est que l'un des multiples symptômes d'un corps en manque d'eau et souvent l'un des derniers à se manifester ?
  • Après quelques jours où vous avez consommé de six à huit verres d'eau par jour, vous devriez penser à ajouter du sel à votre alimentation. Pour chaque quantité de 10 verres d'eau consommée, ajoutez une demi-cuillerée à thé de sel à votre diète alimentaire. Assurez-vous que les reins éliminent bien l'urine, sinon il y aura enflure.
  • Selon le Dr. Batmanghelidj (1994) si vos reins souffrent d'avoir à filtrer de fortes concentrations de toxines par suite de la déshydratation sur une longue période de temps, vous devriez être très prudent. Vous êtes probablement déjà sous médication et sous surveillance médicale. Vous ne pouvez tout simplement couper votre médication et la substituer par de l'eau. Commencez par noter la quantité exacte d'eau que vous prenez chaque jour et la quantité d'urine que vous éliminez. Vous pouvez alors ajouter un ou deux verres d'eau par jour à votre consommation quotidienne, en prenant soin de mesurer la quantité d'urine éliminée. Si votre quantité d'urine augmente, vous pouvez accroître votre quantité d'eau (pp. 152-153).
  • Si vous souffrez de douleur chronique, vous devrez faire preuve de patience. Il faudra un certain temps à votre corps pour renverser le cours des choses. Boire de l'eau ne règlera pas tout. Vous devriez considérer ajouter une multi-vitamine à votre diète quotidien, consulter une nutritionniste, joindre un programme d'exercices ou consulter un médecin le cas échéant.


Jocelyne Durand

Consultante certifiée et spécialisée en
Psychologie japonaise

Référence :
Batmanghelidj, F. (1994). Votre corps réclame de l'eau: Effets méconnus de la déshydratation, Éditions 3 Fontaines, Fillinges, France.

retour en haut

contemplation.jpg

La contemplation
Une façon de ralentir pour gagner du temps!

Dans un effort pour retrouver « mes esprits », j'ai re-découvert dernièrement la valeur incroyable et la richesse de créativité et de ressources auxquelles j'accède en consacrant 20 à 30 minutes de mon temps à la contemplation tous les jours.

La réalité telle qu'on la connaît cache une Réalité beaucoup plus vaste qui la sous-tend et à laquelle on accède seulement quand on prend le temps de s'arrêter et de prendre contact avec le courant intérieur. On peut alors cesser de se buter sur les mêmes obstacles pour découvrir des réalités et des solutions qui génèrent de réels changements. Einstein disait on ne peut pas régler les problèmes à partir du même mode de pensée avec lequel on les a créés. Un vrai changement nécessite un changement de perspective, de conscience.

La contemplation me permet de m'élever au-delà du flot incessant des exigences, des défis et des préoccupations journalières, où je me perds à l'occasion, pour mieux voir la situation. Un peu comme si perdue en forêt je montais dans un arbre pour observer d'en haut quels sont les meilleurs chemin à prendre pour atteindre la clairière.

Une occasion également de sortir du courant de la conscience sociale pour prendre contact avec un courant intérieur qui me connecte à la dimension créative d'Âme que je suis. J'y suis guidée vers des lectures, des personnes ressources, un geste d'amour à poser durant la journée, une façon différente d'aborder une situation où à un lâcher prise libérateur. Je lisais dans The Art of Spiritual Dreaming « l'Âme…ne peut travailler si vous paniquez. L'anxiété ferme les centres de créativité. Quand vous ne pouvez penser, tout ce que vous tentez de faire se transforme en une série d'erreurs. Si vous ralentissez, le principe spirituel peut commencer à s'exprimer à travers vous de façon à ce que vous puissiez figurer la solution au problème qui vous concerne ».1 (traduction libre)

Paradoxalement c'est en ralentissant et en reprenant ma pratique de contemplation journalière que j'avance le plus dans la prise de conscience d'attitudes à changer, que j'arrive à voir derrière l'illusion, à « télécharger » (comme le dit Julia Cameron dans son livre The Artist Way) sous forme d'intuitions et d'inspirations, la guidance inspirée des mondes intérieurs pour m'en servir dans mon quotidien. Dans cet espace calme et détaché je découvre des façons de prendre soin de moi, d'améliorer mon existence et celle des autres.

La contemplation est un exercice simple et puissant qui est pratiqué dans plusieurs cultures et qui consiste à se retirer des activités du quotidien pour s'accorder un temps de solitude et de réflexion. « Nous sommes si agressés par le bruit que nous ne maîtrisons plus l'art de la contemplation. Notre âme subit les conséquences de la diminution de notre capacité d'attention…contemplare, dérive de …templum..., soit « temple », et signifie « observer avec attention ».2

Voici comment je la pratique :

  1. Je prends l'habitude à tous les jours de m'asseoir à heure régulière (matin ou soir) dans un endroit tranquille pour 20 à 30 minutes
  2. Après quelques bonnes respirations, je mets mon attention sur le troisième œil (œil spirituel ou l'écran mental). Je rentre alors dans un état de relaxation en tournant mon attention graduellement vers l'intérieur (une façon d'apprendre à changer le monde de l'intérieur plutôt que de l'extérieur) où je laisse l'inspiration me guider
  3. J'utilise ce temps de contemplation pour :
    1. Revoir les rêves faits la nuit précédente
    2. Parcourir des extraits de mon cahier de rêve et faire des liens avec des événements de ma vie courante
    3. Réfléchir sur mon journal de réflexion et prendre de la distance avec les événements qui me troublent où revenir sur les éléments dont je n'ai pas encore compris le sens
    4. M'abandonner à la guidance par rapport à une situation particulière en m'arrêtant sur un extrait de livre ouvert au hasard pour trouver réponse
    5. Écrire une lettre à mon guide intérieur pour m'aider à résoudre un problème et observer la réponse durant la journée qui suit
    6. Varier mes contemplations à partir d'un livre d'exercices spirituels pour développer ma créativité d'Âme ou tout simplement utiliser mon imagination pour inventer de nouveaux exercices.
  4. J'accompagne cette contemplation d'un chant sacré, le chant du HU, (un ancien nom de Dieu, se chante you…you…) un mantra qui élève ma conscience et qui m'apporte réconfort et protection.
  5. Je prends note des informations qui me viennent en contemplation pour les utiliser plus tard dans ma journée ou pour améliorer certains aspects de ma vie.

J'approche ce temps de contemplation comme une rencontre privilégiée avec le divin et je respecte ce temps de rencontre avec autant d'engagement que mes rendez-vous quotidiens. Ça donne une toute autre couleur à ma journée, à ma vie.

Cette contemplation je la poursuis parfois durant ma marche au bureau, en écoutant la musique dans l'auto, en restant attentive aux rêves éveillés et aux paroles de sagesse que les gens me lancent souvent sans s'en rendre compte durant la journée et qui m'apportent des éclaircissements sur des situations demeurées sans réponse. Avec le temps j'ai fait de la contemplation un exercice continu.

Une façon de ralentir qui me fait gagner beaucoup de temps.

Bonne contemplation!

Jocelyne Durand

Consultante certifiée et spécialisée en
Psychologie japonaise

1      Harold Klemp, The Art of Spiritual Dreaming, ECKANKAR, Minneapolis 1999, p. 199
2      Gelb, J. Michael, Pensez comme Léonard de Vinci, Les Éditions de l'Homme, 1999, p.68

retour en haut

ARTICLES ... à lire